Un don record de 5 milliards de dollars pour la protection de l’environnement

 Plusieurs fondations philanthropes se sont engagées, via ce don, à protéger un tiers des terres et océans d’ici à 2030, rapporte « The Guardian ».

ça pourrait être un tournant dans la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de notre environnement. La philanthropie ne se dédie plus seulement aux arts et à l’éducation, la cause environnementale gagne du terrain. Et elle vient de décrocher un joli pactole. Pas moins de neuf fondations, œuvres de charité pilotées par des milliardaires philanthropes, ont décidé, mi-septembre, de donner 5 milliards de dollars, soit environ 4,2 milliards d’euros, pour financer la protection de la planète et la biodiversité. Un don record, selon The Guardian, qui précise mercredi 29 septembre que l’argent servira à financer la protection de 30 % des espaces terrestres et maritimes de la Terre d’ici à 2030.

Cet objectif fait partie d’une liste de 21 points intégrés à un accord onusien portant sur la préservation de la biodiversité actuellement en négociation. Et parmi les philanthropes à avoir répondu présent pour ce challenge figurent notamment Jeff Bezos, patron d’Amazon, et l’homme d’affaires suisse Hansjörg Wyss. Ce dernier, cité par le quotidien britannique, en est d’ailleurs persuadé : « Nous pouvons résoudre cette crise à laquelle la nature est confrontée. Mais, pour cela, les nations et les individus les plus riches vont devoir s’engager à réinvestir leurs bonus mirobolants au profit de la Terre afin de préserver la nature et de protéger nos terres, nos ressources en eau et notre faune. »

Vers davantage d’initiatives par les riches et puissants ?

Lors de l’annonce de ce don sans précédent, les organismes donateurs ont par ailleurs précisé leur intention de respecter les droits des espèces animales et des peuples indigènes pouvant vivre sur ces terres. Au Canada, des aires protégées et gérées par des communautés indigènes seront ainsi créées dans la baie d’Hudson, James Bay et la région maritime de la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Des espaces qui abritent notamment des ours polaires, des morses et des bélugas.

Certains de ces très riches individus ont d’ailleurs déjà pris plusieurs initiatives. À titre d’exemple, les plus importants propriétaires terriens d’Écosse, les milliardaires danois Anne et Anders Holch Povlsen, ont pour projet de réhabiliter de grandes zones des Highlands afin de les retourner à l’état sauvage. Et, comme le rappelle The Guardian, avant sa mort en 2015, le fondateur de la célèbre marque The North Face avait acheté de vastes territoires en Patagonie chilienne afin d’y mener un travail de préservation des espaces et des espèces. Un travail que sa veuve poursuit aujourd’hui. Enfin, à travers son fonds pour la planète, Jeff Bezos entend, lui, investir massivement dans la préservation des Andes tropicales ou encore le bassin du Congo.

Si certains reconnaissent qu’il leur est impossible de résoudre tous les problèmes liés aux changements climatiques, ils estiment toutefois que chacun a son rôle à jouer. « On ne peut pas tout faire, mais tout le monde doit faire quelque chose », plaide ainsi le patron de l’éditeur de logiciels Salesforce, qui est à la tête de l’initiative Trillion Tree Initiative dans le cadre du Forum économique mondial. Ce don massif pourrait donc ouvrir la porte à une prise de conscience plus globale des enjeux environnementaux de la part des plus grands milliardaires de la planète. Et qui sait, à une multiplication d’initiatives privées qui viendraient s’ajouter aux efforts déjà engagés par de nombreux gouvernements à travers le monde.

Freedom1 - Le Point

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