Myanmar : Il faut imposer des sanctions aux généraux et aux entreprises liées à l’armée

 Les gouvernements étrangers devraient imposer des sanctions ciblées aux généraux responsables du coup d'État du 1er février au Myanmar, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch en publiant un document « Questions-réponses » (en anglais) à ce sujet.

Ce coup d’État a renversé le régime démocratique, et a été rapidement suivi d’arrestations arbitraires et autres abus. Des sanctions ciblées devraient également être imposées aux entreprises détenues par l’armée, et qui fournissent directement des revenus à l'armée ainsi qu’à ses dirigeants.

Suite au coup d’État du 1er février, la junte birmane a arrêté arbitrairement des centaines de personnes, y compris des dirigeants du gouvernement renversé, des journalistes, des leaders de la société civile et des manifestants. La junte a également coupé à plusieurs reprises l’accès à Internet dans tout le pays, pendant les périodes où les autorités procédaient à des arrestations. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour manifester contre le coup d'État et les arrestations.

« L'armée du Myanmar a manifestement sous-estimé l’ampleur de l'indignation populaire face à son coup d'État, et comptait sur une réponse internationale divisée et faible », a déclaré John Sifton, directeur du plaidoyer auprès de la division Asie à Human Rights Watch. « La communauté internationale devrait maintenant se tenir aux côtés du peuple du Myanmar, et montrer aux généraux qu’ils ont fait un mauvais calcul et doivent faire marche arrière. »

Le document « Questions-réponses » décrit comment les pays peuvent employer des sanctions ciblées pour réduire les revenus de l'armée et de ses généraux, tout en évitant des effets économiques plus larges qui risqueraient d’affecter l'économie du Myanmar et sa population. De telles mesures ciblées peuvent être imposées aux dirigeants de la junte, ainsi qu'aux entreprises détenues par l'armée, notamment Myanmar Economic Corporation (MEC) et Myanmar Economic Holdings Limited (MEHL).

Le document examine également comment les pays peuvent imposer ou renforcer les embargos sur les armes vendues au Myanmar, et utiliser des lois anti-corruption ou anti-blanchiment d'argent, pour couper le flux de revenus perçus par les généraux.

Freedom1 / Human Rights Watch

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