Placé en détention pour un mois, Alexeï Navalny appelle à manifester

 La justice russe a ordonné lundi après-midi le maintien en détention d'Alexei Navalny pour 30 jours, jusqu'au 15 février. Dans la foulée, celui-ci a lancé un appel à la population russe pour qu'elle descende dans la rue.

Kira Iarmich, la porte-parole de l'opposant politique russe, a annoncé sur Twitter qu'il serait maintenu en prison jusqu'au 15 février, au lendemain de son arrestation dans un aéroport de Moscou alors qu'il rentrait tout juste en Russie.

Cette décision a été prise par le tribunal de Khimk, en banlieue de Moscou, au terme d'une audience qui s'est tenue dans le commissariat même où il est détenu.

"Je ne comprends pas ce qu'il se passe. J'ai vu beaucoup de parodies de justice (...), mais là c'est l'illégalité la plus totale", avait déclaré Alexeï Navalny dans une vidéo diffusée sur Twitter par sa porte-parole Kira Iarmych, peu avant l'ouverture de l'audience. Plus tôt dans la journée, ses partisans ont affirmé que son arrestation était "illégale" et que la police l'empêchait de voir ses avocats.

"Descendez dans la rue, pas pour moi mais pour vous-mêmes"

Juste après cette décision, une vidéo de l'opposant filmée dans la salle d'audience a été diffusée sur les réseaux sociaux. Sur ces images, il appelle les Russes à porter le combat de l'opposition dans la rue. "Ce que ces bandits craignent le plus, vous le savez, c'est que les gens descendent dans la rue (...) alors n'ayez pas peur, descendez dans la rue, pas pour moi mais pour vous même, pour votre avenir", a-t-il dit dans une vidéo filmée dans la salle d'audience et diffusée sur les réseaux sociaux.

Le bras droit de l'opposant Léonid Volkov a ensuite annoncé sur Twitter que les équipes d'Alexeï Navalny "commençaient à se préparer à de grandes manifestations dans tout le pays le 23 janvier".

Arrêté pour s'être fait soigner en Allemagne

Charismatique militant anti-corruption et ennemi juré du Kremlin, Alexeï Navalny, 44 ans, a été, selon des laboratoires occidentaux, empoisonné en août par un agent innervant de type Novitchok, substance développée à des fins militaires à l'époque soviétique.

Dimanche, l'opposant était entré dans la capitale russe après cinq mois de convalescence en Allemagne. Il a été interpellé dès son arrivée, le service pénitencier russe (FSIN) lui reprochant d'avoir violé des mesures de contrôle judiciaire en allant se faire soigner à l'étranger.

Freedom1 / agences

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