Argentine : Le Congrès devrait légaliser l’avortement

 Toute femme ou fille enceinte en Argentine  devra faire face à des risques pour sa santé ou même sa vie tant que l’accès à l’avortement et aux soins post-avortement demeurera sévèrement restreint, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. 

Le Congrès argentin devrait légaliser l’avortement afin de protéger leurs droits fondamentaux, étant donné les obstacles insurmontables auxquels elles se heurtent quand elles tentent de mettre fin à une grossesse dans les limites étroites des exceptions autorisées actuellement par la loi.

Ce rapport de 77 pages, intitulé « A Case for Legal Abortion: The Human Cost of Barriers to Sexual and Reproductive Rights in Argentina » (« Plaidoyer pour la légalisation de l’avortement : le coût humain des obstacles aux droits sexuels et reproductifs en Argentine »), décrit les conséquences du rejet en 2018 par le Sénat d’une proposition de loi qui aurait totalement décriminalisé l’avortement pendant les 14 premières semaines de la grossesse. Human Rights Watch a documenté des cas de femmes et de filles qui ont, depuis lors, fait face à une quantité d’obstacles à l’accès à un avortement légal et à des soins post-avortement. Ces obstacles incluent l’imposition de limites arbitraires de temps de gestation pour autoriser un avortement, un accès inadéquat et restreint aux méthodes sûres d’interruption volontaire de grossesse (IVG), et la crainte de faire l’objet de poursuites pénales, d’être stigmatisée et de subir de mauvais traitements de la part de professionnels de la santé.

Freedom1/ Human Rights Watch

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