Pas de trêve pour Noël dans la grève en France, avertit la CGT

Il n'y aura "pas de trêve pour Noël" dans le mouvement en cours en France sans retrait de la réforme des retraites, a prévenu jeudi le syndicat CGT. Les transports sont toujours fortement perturbés, y compris vers la Suisse.
La mobilisation va se poursuivre "jusqu'à ce qu'on nous garantisse que le système actuel est maintenu, le système pour tous les salariés, et qu'on entame des négociations pour l'amélioration de ce système", a déclaré le secrétaire général de la CGT-Cheminots qui est le premier syndicat de la SNCF.
Pas d'amélioration sur les rails
Jeudi, le trafic était quasi inchangé par rapport à mercredi dans les transports en commun: un train à grande vitesse sur quatre à travers le pays, un train de banlieue en région parisienne sur quatre, et une majorité de lignes de métro fermées. Seuls 40% des bus roulaient par ailleurs, selon la régie des transports parisiens RATP.
Le trafic ferroviaire entre la France et la Suisse subit lui aussi encore de fortes perturbations, malgré des améliorations (lire encadré).
La mobilisation contre la réforme des retraites, qui paralyse les grandes villes, est entrée jeudi dans sa deuxième semaine et ne semble pas fléchir, au contraire. Des manifestations et rassemblements locaux étaient organisés partout en France jeudi. A Paris, un défilé devait partir de Nation dans l'après-midi.
Ces nouvelles démonstrations font suite au discours, mercredi, du Premier ministre Edouard Philippe. Ce dernier a détaillé mercredi le contenu du futur "système universel de retraite" par points, visant à fondre les 42 régimes de retraite actuels en France en un seul système.
Appel à "retrouver le chemin du dialogue"
La "ligne rouge est franchie", a tonné en réaction Laurent Berger, numéro un du premier syndicat de France, la CFDT. Mais il a néanmoins déclaré jeudi qu'il fallait "retrouver le chemin du dialogue", suggérant au gouvernement de réunir les syndicats favorables à un régime universel de retraite.
De leur côté, de nombreuses voix de la majorité présidentielle se sont élevées jeudi pour tenter de déminer la situation et appeler à la négociation. Il y a "de la place" pour négocier les modalités d'atteinte de l'équilibre financier du système, a ainsi affirmé le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire, appelant les syndicats, en particulier la CFDT, au dialogue.
En réponse, Edouard Philippe a annoncé sur Twitter qu'il appellerait les partenaires sociaux "dès cet après-midi" afin de voir avec eux comment reprendre rapidement le dialogue. "J'ai noté ce matin la demande de certains partenaires sociaux et notamment de Laurent Berger qu'une réunion soit organisée à Matignon. Je l'ai dit hier (mercredi, ndlr): ma porte est ouverte et ma main est tendue", a insisté le Premier ministre sur Twitter.
Blog Freedom1/AFP
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