A l'ONU, plusieurs Etats s'engagent à leur tour face à l'urgence climatique

Le sommet sur le climat organisé lundi par l'ONU à New York a été marqué par beaucoup de promesses, la colère de la militante suédoise Greta Thunberg et - aussi - par l'absence de plusieurs pays.
"Je ne devrais pas être là, je devrais être à l'école, de l'autre côté de l'océan". La voix tremblante, Greta Thunberg n'a pas caché sa colère à la tribune des Nations unies après avoir pris part tout le week-end aux multiples manifestations organisées pour le climat à New York. "Comment osez-vous? Vous avez volé mes rêves et mon enfance", a ajouté la jeune militante qui est devenue porte-voix de toute une génération, avant d'assener: "Mon message, c'est que nous vous regarderons!".
"Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis: nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça. Le monde se réveille, et le changement arrive, que cela vous plaise ou non. Merci", a averti la Suédoise en conclusion d'un discours très applaudi dans la grande salle de l'Assemblée générale.
Selon le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, les Etats-Unis pourraient bien honorer les objectifs de l'accord de Paris, malgré le retrait décidé par Donald Trump.
L'urgence climatique est une course que nous sommes en train de perdre, mais nous pouvons la gagner
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU
Ce sommet pour le climat, voulu par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, cherche à accélérer la mise en oeuvre des objectifs de l'accord de Paris signé en 2015. Celui-ci vise à contenir le réchauffement de la Terre au-dessous de 2 degrés par rapport à la fin du 19e siècle. Pour les Etats, c'est l'occasion de répondre à une jeunesse révoltée contre l'inaction des gouvernements et qui réclame des mesures politiques concrètes.
Objectif: neutralité carbone
Avant même l'ouverture du sommet, l'ONU a annoncé que 66 Etats adhéraient désormais à l'objectif d'une neutralité carbone d'ici 2050. Ils se joignent ainsi à dix régions, 102 villes et 93 entreprises.
En parallèle, 68 pays ont également promis de revoir officiellement à la hausse leurs plans climat d'ici 2020, date à laquelle les 195 signataires de l'accord de Paris sont censés déposer leur nouveaux engagements. Trente pays ont en outre rejoint une alliance promettant d'arrêter la construction de centrales au charbon dès l'an prochain.
L'Allemagne a de son côté annoncé le doublement de ses dépenses dans le cadre de la lutte internationale contre le réchauffement climatique. Ces dépenses seront portées à 4 milliards d'euros contre 2 milliards en 2014, a déclaré Angela Merkel à la tribune. La chancelière a également réaffirmé l'objectif d'une extinction de la production d'électricité par des centrales à charbon d'ici à 2038.
La Russie applaudie
De son côté, le président français Emmanuel Macron a fait applaudir la Russie qui a ratifié lundi l'accord de Paris, et répété que les dernières centrales à charbon françaises seraient fermées avant 2022.
Emmanuel Macron au G7.
Aucun responsable ne peut rester sourd à cette exigence de justice entre les générations
Emmanuel Macron, président français
"On a besoin de nos jeunesses pour nous dire d'aller plus vite. On a besoin de cette jeunesse pour nous aider à changer les choses, à réparer, à agir, à mettre plus de pression sur ceux qui ne veulent pas agir", a souligné le chef d'Etat qui a aussi mis en garde contre le risque d'assister à un dialogue de sourds entre les idéaux d'une jeunesse qui veut un nouveau système et des Etats qui agissent dans un cadre défini.
De grands absents
Ces adaptations, qui doivent principalement se faire à l'échelon national, comptent de nombreux détracteurs. Plusieurs pays étaient d'ailleurs absents de la réunion parmi lesquels l'Australie, le Brésil et les Etats-Unis, qui avaient quitté l'accord de Paris avec fracas peu après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.
Et si le président américain a finalement fait une apparition éclair remarquée, au moment du discours du Premier ministre indien Narendra Modi, c'est sans doute plus par calcul politique et parce que d'autres occupations l'avaient amené à proximité que par réelle préoccupation environnementale.
Blog Freedom1/ agences

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