#Musique : l’artisanat pop de Cate Le Bon. #Vidéo

La Galloise sera samedi à l’affiche du festival Villette Sonique à Paris. Sur son cinquième album, « Reward », elle cultive une excentricité toujours plus fascinante.
Dans un récent post Instagram, le songwriter américain Kevin Morby a dit tout le bien qu’il pensait de sa consœur galloise Cate Le Bon. Le troubadour de la « Bible Belt », auteur cette année d’un album en forme de crise mystique, Oh My God, voit son amie comme « quelqu’un qui ne peut pas s’empêcher de créer ». La formule, flatteuse, s’accorde avec l’image que renvoie son curriculum vitæ. En tout juste dix ans de carrière, Cate Le Bon a fait paraître cinq albums, un brelan d’EPs et, avec son acolyte Tim Presley (White Fence), deux curiosités sous le nom de DRINKS. Elle a en outre été aperçue dans le siège de producteur chez Josiah Streinbrick, son ex-compagnon H. Hawkline, ou plus récemment auprès de Deerhunter (Why Hasn’t Everything Already Disappeared ?).
« J’avais besoin d’un peu de temps loin de tout pour comprendre où allait ma relation avec la musique »
 Sonique a choisi de la programmer sur la même scène que la Californienne Julia Holter. Les trajectoires des deux femmes pourraient bien avoir un point de convergence. Holter a fait ses armes en étudiant la musique savante à l’université CalArts de Santa Clarita en Californie, Le Bon en brassant un héritage post-punk avec un romantisme pastoral. Rien à voir a priori, sauf qu’aujourd’hui elles ont toutes deux trouvé refuge dans une pop érudite et belle. La première en se libérant peu à peu de sa carapace cérébrale, la deuxième en donnant à son cinquième disque, Reward, une touche de sophistication inédite.
Blog Freedom1/ lemonde.fr
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