La quatrième révolution #sociétale en marche, … et la #Tunisie?!

A quoi bon être intelligent, si nous ne nous servons pas de cette intelligence pour rendre le monde meilleur ? Nous avons le devoir d’utiliser la nôtre pour faire avancer le monde, pour la vie et non pas pour la mort. Comme le marteau est devenu l'extension du bras de l'Homme, l'Intelligence Artificielle sera l'extension de son cerveau ! Nous devons être curieux, et déterminés, fonceurs mêmes, mais avec suffisamment de compassion pour vouloir aider les autres et ne laisser personne de sacrifié, sur le bord du chemin. Rejeter la notion de machines extrêmement intelligentes, comme de la pure science-fiction, serait une faute et potentiellement notre pire erreur de l’histoire. Le plus intéressant dans l’intelligence artificielle, c’est que les concepteurs savent ce qu’ils écrivent comme programme, mais ne connaissent pas à l’avance et ne peuvent prévoir son comportement, surtout quand ce programme est intelligent ou le devient au point de dépasser le programmeur.
Toutes les grandes entreprises dans le monde des T.I.C. (Google, Microsoft, Apple, IBM ou Facebook) travaillent, aujourd'hui, sur les problématiques de l'intelligence artificielle pour aboutir à l’IA forte. Chacune a constitués des serveurs dotés de réseaux de neurones artificiels permettant de traiter de lourds et nombreux calculs au sein de gigantesques bases de données. L’intelligence artificielle a commencé et continuera de modifier considérablement notre environnement de travail et de vie, au cours des années à venir, dans une spirale irréversible. Pour toutes les sociétés du monde, le défi majeur dans ce domaine consiste, dès à présent, à inspirer et assister les citoyens, les organisations sociétales et le monde. L’intelligence artificielle aura à terme un impact plus important encore que l’onde de choc propagée par l’avènement du P.C. Tous les systèmes auxquels seront confrontés les Hommes dans leur quotidien, gagneront en intelligence, d’une manière ou d’une autre. Dans ce domaine, nous sommes au tout début d’une nouvelle révolution, qui commence d’ailleurs déjà à poindre. Des applications ‘’soft bot’’, permettent, par exemple, à un utilisateur de converser avec un assistant virtuel, et la manière dont nous interagissons et conversons avec ces robots-servants gagnera encore en naturel et en efficacité pour devenir une vraie conversation.
Accompagner les différents acteurs de notre société, quelle que soit leur taille, à opérer leur transition numérique, technologique, énergétique, écologique, sociale et organisationnelle, est désormais un impératif pour les institutions sociétales. La société 4.0 est une Nouvelle génération d’organisation sociale, dans laquelle, du fait de la révolution numérique, les frontières entre le monde physique et le monde digital se trouvent complètement relativisées, pour donner vie à une organisation interconnectée, dans laquelle les responsables, les citoyens, les collaborateurs, les machines, les services et les produits interagissent et s’influencent mutuellement. C’est un défi et une opportunité pour les systèmes socio-économiques nationaux et particulièrement le nôtre pour un redémarrage. Les avantages potentiels de l’adoption de l'intelligence artificielle sont énormes et pleins de promesses ; jusqu’alors, tout ce que la civilisation avait à offrir était un produit de l'intelligence humaine ; nous ne pouvons que conjecturer de ce que nous pourrions accomplir, avec cette intelligence amplifiée par les outils que l'IA peut fournir, mais nous pouvons imaginer que la disparition de l’Etat-nation et de ses frontières, l'éradication de la guerre, de la maladie et de la pauvreté, de la mort, figurerait en tête de liste des priorités à envisager. À moyen terme, l’intelligence artificielle pourrait transformer nos écosystèmes, en apportant une grande richesse et aussi une grande dislocation ; À plus long terme, il n'y a pas de limites fondamentales à ce qui peut être réalisé. Alors que l'impact à court terme de l'IA dépend de celui qui la contrôle, l'impact à long terme dépend de la possibilité de la contrôler. L’un des principes clés de l’IA est l’apprentissage à partir de données collectées, grâce à différentes plateformes et dispositifs informatiques. Depuis un temps déjà, la quatrième révolution industrielle n’appartient plus uniquement au futur. Après les révolutions entraînées par la machine à vapeur, l’électricité et Internet, les sociétés sont maintenant confrontées à l’Internet des Objets, aux Big Data, à l’intelligence artificielle, à la réalité virtuelle/augmentée et mixte, à l’apprentissage automatique, à la robotique, etc., qui agissent comme catalyseur de nouveaux modèles politico-socio-économiques. Le terme d’Intelligence Artificielle (IA) est souvent employé pour désigner, la capacité d’une machine à apprendre des concepts de manière autonome. Cette compétence est une véritable révolution technologique.
L’intelligence artificielle s'applique à tous les secteurs d’activité : transports, santé, énergie, industrie, logistique, éducation, finance ou encore commerce. Le déploiement de l’intelligence artificielle dans des secteurs divers est à la clé de nouveaux enjeux industriels et sociétaux pour lesquels de grandes possibilités s’ouvrent, qui présentent une valeur ajoutée potentielle importante. Par exemple, le domaine des soins de santé, où l’intelligence artificielle deviendra incontournable ; De meilleurs diagnostics appuyés sur l’utilisation massive de données intelligentes et des algorithmes à ce faire, pourront sauver plus de vies humaines. Il en va d’ailleurs de même pour la voiture électrique, bardée de systèmes intelligents, qui pourra sensiblement réduire le nombre d’accidents et de victimes de la route et conduire à la conception achevée des automobiles autonomes. Les systèmes intelligents pourront au final, contribuer à résoudre de grands problèmes humains, dans les domaines les plus divers. Toutefois, l’IA n’en est qu’à ses balbutiements aujourd’hui, en posant les jalons de cette nouvelle évolution/révolution technologique. Celle-ci va faire que, tout le monde dans la société devra à terme, acquérir un savoir-faire technologique minimal, ainsi que des connaissances techniques, y compris ceux qui exercent à première vue une fonction moins technique, dans la mesure où, tant de produits et services, la manière dont nous correspondons et entretenons des relations avec les autres, sont en train de changer en profondeur ; l’Etat lui-même a subi une transformation radicale, qui continuera en s’accentuant. Des études estiment que certains métiers, certaines professions, vont disparaître, mais au final, le nombre d’emplois augmentera dans la mesure où se développeront d’autres services, d’autres rapports sociaux, de nouvelles façons de faire et seront exploités de nouveaux marchés. Mais avant que ce soit le cas, de nombreux changements doivent avoir lieu dans les domaines, politiques, social et économique, par exemple au sein de l’industrie manufacturière sur laquelle repose principalement notre secteur industriel. Cette mutation s’applique à la prise en considération des schémas comportementaux et des habitudes, des employés devenant collaborateurs et des particuliers, leurs déplacements et leurs préférences, afin d’optimiser et de personnaliser les aménagements, les espaces et la qualité de l’environnement de travail et de vie. Ainsi, la découverte de domaines, d'utilisations et/ou de comportements, dont on ne connaissait pas l'existence, offre de nouvelles perspectives à développer dans la ville connectée devenue une réalité. Des capteurs, installés à des points stratégiques, pour capter, récolter, exploiter et croiser en temps réel les données sur la circulation, l’éclairage public, la propreté, la qualité de l’air et le bruit, les personnes. Des bornes Wifi pour une connexion gratuite à internet, où que ce soit, doivent aussi être implantées.
De nos jours, la technologie et de nombreux outils de communication, permettent de diffuser une idée instantanément à partir de la source originale. La technologie a changé, de manière fondamentale, l’interaction des populations avec les gouvernements, avec les instances de décisions. La Tunisie en est d’ailleurs un très bon exemple. Un évènement diffusé sur les médias sociaux a contribué à abattre un système. Les mégadonnées sont devenues un outil de puissance, qui peut améliorer le système politico-sociétal ou le remettre en question complètement. Aussi, en matière de vie privée, les populations partagent leurs données personnelles avec le monde, sur les médias sociaux au point que, de nos jours, il est pratiquement impossible d’être anonyme et seul. De plus,tout ce que nous faisons dans le monde réel est automatiquement relié à ce que nous faisons dans le cyberespace, par l’intermédiaire des capteurs que sont les différentes plateformes d’information et de communication (ordiphones), les systèmes de vidéo-surveillance, les moteurs de recherches, les appels et conversations téléphoniques et les objets qui nous entourent. Les gouvernements et les entreprises pourraient profiler et filtrer ces données en groupes et catégories et les exploiter de toutes les façons imaginables. Nous sommes à un stade où notre société doit prendre conscience de ce fait et débattre sérieusement de ce que cela implique. Dans ce monde que nous avons bâti, les gouvernements comme les entreprises, peuvent collecter et utiliser toutes les données possibles sur chaque citoyen, avec ou sans leur consentement, qu’il ait commis un délit ou un crime ou non. Ce fait échappe à tout contrôle des institutions démocratiques. Tout droit à la vie privée a pour ainsi dire, été perdu, troqué contre la simplicité et la facilité sur les plans politique et socio-économique. Chaque fois que l’on peut segmenter et analyser des données, il faut voir les deux faces de la médaille. Mais il y a tellement de belles possibilités d’amélioration de la qualité de la vie sur la Terre, qu’il ne faut pas rater l’occasion qui s’offre. Cela nous oblige seulement à être vigilants et à penser autrement, en tant que communauté planétaire, et non plus en tant que populations ou particulier. Le téléphone est la bretelle d’accès la plus simple au réseau d’informations et de communication mondial et chaque utilisateur peut donc changer le monde et plus seulement son village ou sa localité, par ses actes et ses pensées. Il y a plus de cerveaux branchés de la façon la moins couteuse possible pour améliorer le monde. Cela nous permettra de construire l’avenir que nous méritons. La technologie devient ce levier grâce auquel Archimède prétendait pouvoir soulever le monde, un accélérateur de croissance pour une entreprise, une société et un Etat.
« Digital Transformation », l’un des maîtres-mots de ce siècle, est Plutôt compréhensible étant donné l’étendue des nouvelles possibilités apportées par les avancées technologiques, qui refondent des secteurs entiers du monde et nous confronte à de nouvelles interrogations. Quel sera l'impact de l'Intelligence Artificielle, de l'apprentissage automatique et des algorithmes avancés sur nos vies, nos sociétés, nos emplois et l'économie ? Comment l'IA changera-t-elle la prise de décision et le rôle du jugement humain ? Le potentiel, les limites et les conséquences ? Les équipes, compétences, données et gouvernance nécessaires ? L'impact sur les processus, l'innovation et la productivité ? La place de l’Homme dans tout cela ?
Dès lors, à cette heure, il s’agit de penser la transition vers une ‘’économie 4.0’’. L’économie 4.0 est en marche, qu’il nous faut accompagner sans freiner. La mondialisation de la technologie s’accélère de façon exponentielle, et l’ensemble de la société se voit bouleversé dans ses fondements et ses valeurs, par une numérisation à large échelle. La révolution numérique n’est pas une vague utopie, mais déjà une réalité quotidienne ; c’est un postulat à admettre. Des changements en profondeur (robotisation ou big data) des modèles économiques et des modes de consommation, ainsi que des manières d’être et d’exister, sont à l’oeuvre, dans tous les secteurs d’activité, au niveau international (multinationales) et au niveau national, dans les PME, colonne vertébrale de notre économie. Mais en Tunisie, l’innovation n’a pas intégré le coeur des discours et de l’action des politiques, se complaisant dans une ploutocratie décadente et rétrograde, avec pour résultat, que le pays est ignoré des classements internationaux en la matière. Pour le monde politique tunisien, le principal défi et l’enjeu est de trouver le juste milieu entre régulation et promotion, afin de restaurer la compétitivité de notre économie et l’accompagner dans son processus de digitalisation. L’Etat doit se montrer souple et évolutif, afin de répondre de manière adaptée au rythme des innovations technologiques, même s’il est aussi primordial que la numérisation se déroule dans un cadre autoritaire légalement fixé et normalisé. Son rôle est de fixer des conditions-cadres favorables, mais impératives, à la migration digitale des institutions sociétales et des entreprises, sans chercher à freiner un processus inévitable.
Dans la société et l’économie 4.0, la créativité et le travail à forte valeur ajoutée exigent un système de formation et d’innovation performants, car ils demeurent les enjeux cruciaux d’une transition réussie. Pour ce faire, plus que jamais, l’Etat doit encourager les liens entre le monde académique et le secteur privé et faire de la digitalisation un thème transversal, un fil rouge, intégré à tous les niveaux de l’éducation, de la formation continue et professionnelle et de la recherche. La clé du succès réside dans notre capacité à anticiper les évolutions numériques et à les accompagner au mieux du possible. La transformation numérique des institutions et des PME manufacturières constitue une véritable occasion de développement pour tous les secteurs sociétaux et, en matière économique, le secteur manufacturier et la croissance économique réaliste de la Tunisie. Cette transformation numérique, quatrième révolution industrielle, bouleverse, et continuera de le faire, l’entreprise et engendre des changements radicaux non seulement au niveau des systèmes et processus, mais également des modes de gestion (avec une gestion horizontale), des modèles d’affaires et de la main-d’oeuvre. La Stratégie numérique doit devenir un projet de société, qui vise à favoriser une prospérité collective, en mettant le numérique au service de la personne et du bien commun. Elle doit assurer la cohérence d’ensemble des actions gouvernementales, afin d’accélérer le déploiement dans tous les milieux, d’une véritable culture numérique intégrée et acceptée. Dans la foulée du Plan d’action en économie numérique, le gouvernement doit proposer un accompagnement des institutions et des PME qui souhaitent prendre le tournant numérique ou consolider leur démarche de transformation numérique. Pour réussir l’orientation vers la Société 4.0, le gouvernement et toutes les instances de décisions doivent se doter d’une vision et planifier les étapes de la transformation. La société 4.0, ce sont des institutions traditionnelles, mais totalement connectées, en réseau, sans hiérarchie pyramidale, avec des robots et/ou des imprimantes 3D, propres et économes en matières premières. La globalisation et la société numérique sont des évolutions inéluctables, qui promettent de nombreuses opportunités. Les frontières entre sphères physique et numérique se confondant, la Société 4.0 est celle où collaborateurs, machines (même distantes de milliers de kilomètres) et produits, interagissent de manière instantanée et continue, au coeur d’un système global interconnecté. Pour la Tunisie, ses institutions, ses industries, c’est une véritable révolution copernicienne qui est à l’oeuvre, une manière radicalement nouvelle d’organiser leur travail et leur production, en donnant une importance première au réseau.
Cette quatrième révolution socio-industrielle est en fait la résultante de nombreuses (r)évolutions concomitantes ; la réalité augmentée, qui a permis d’ajouter des informations additionnelles à notre champ visuel ; l’impression 3D, qui permet la production d’objets en allégeant le poids des pièces et la production de déchets ; la robotique, qui assiste le bras humain sans le remplacer ; les capteurs, le big data, l’internet des objets, la nuagique ou cloud computing (informatique en nuage), qui donnent véritablement sens à la société connectée et intelligente. Un sens, lié à la personnalisation à l’extrême des services et produits, qui suppose une logistique rodée au millimètre, une amélioration des processus et des qualifications, sur des plateformes de plus en plus complexes. Cette flexibilité, nécessaire pour satisfaire les demandes de chaque individu, citoyen et/ou client, est assurée par la communication continue et instantanée entre outils, lieux de vie et postes de travail, de la chaîne logistique à la production. Les enjeux de l’écosystème 4.0 ne peuvent et ne doivent pas être réduits à leur aspect technologique, car cette révolution n’est pas qu’une affaire de programmes informatiques. Les aspects politiques, juridiques, sociaux, économiques, humains et culturels sont au moins aussi importants. Les structures sociétales, comme celles de l’entreprise, doivent s’adapter, amenant à repenser les profils, les compétences et les postures des collaborateurs. Davantage responsabilisés, se voyant confier des tâches à plus forte valeur ajoutée, ceux-ci doivent être accompagnés, par étapes et dans une vision de long terme, lors de cette transition. C’est là le rôle des décideurs managers, qui ira vers plus de transversalité. Chaque nouvelle information est collectée afin de lui associer un service adapté. Cela s’applique à l’étude des schémas comportementaux et des habitudes des employés, citoyens et particuliers, leurs déplacements et leurs préférences, afin d’optimiser les aménagements, les espaces et la qualité de l’environnement de travail et de vie. Ainsi, la découverte de domaines, d'utilisations et/ou de comportements, dont on ne connaissait pas l'existence, offre de nouvelles perspectives à développer au niveau sociétal et pourquoi pas mondial. Ces opportunités offrent par la même occasion, aux organisations innovantes un avantage concurrentiel sur ce marché, capable de surpasser notre imaginaire. D’un point de vue presque philosophique et psychologique, la société connectée repose la question de notre manière d’être au monde. Ce serait une sorte d’extraversion de nous-même qui permettrait de mieux être dans le monde, de mieux le sentir, de mieux s’y inscrire ; mais d’un autre côté, nous risquerions de nous retrouver dans une position très régressive, de quelqu’un qui a besoin des autres pour exister. La société connectée mal conçue, conduirait à l’infantilisation des personnes, mais aussi permettrait de suivre voire de traquer l’individu. La numérisation, le digital, apportent ainsi, autant d’opportunités que de dangers. Être aveugle au danger serait être aveugle à l’avenir. Se poseront certainement des problèmes d’ordre juridiques relatifs à la vie privée et à la sécurité, et des problèmes de détermination de la propriété des données collectées, aussi des questions contractuelles, avec la théorie des contrats autonomes et des questions de responsabilité à déterminer par référence à de nouvelles causalités.
Bientôt tous les objets qui existent sur terre seront connectés et vont produire des données, y compris les maisons, les voitures et même le corps des êtres humains. Tous les faits et toutes les actions laisseront une empreinte numérique qui décrira l’activité, précisera son emplacement et fournira d’autres renseignements sur chacun, qui vont perdurer longtemps. Nous sommes déjà exposés à plus d’informations en une seule journée que nos ancêtres du XVème siècle ne l’ont été durant leur vie entière. Mais nous devons être prudents, car cet océan de données nous décrit de manière complète avec un réalisme qui dépasse l’imagination et qui peut faire peur. L’endroit où nous vivons, l’endroit où nous allons, ce que nous disons, ce que nous achetons, tout est enregistré et conservé à jamais. Une révolution extraordinaire qui métamorphose notre vie de manière presque invisible. La planète se dote maintenant d’un système nerveux et chacun de nous y joue le rôle d’un capteur humain. La révolution des mégadonnées et des objets connectés a aussi un côté sombre. Tout ce qui va changer le monde, peut le faire pour le pire comme pour le meilleur, l’un n’allant pas sans l’autre. Plus quelqu’un en saura à propos de l’utilisation de ces données, plus il aura de pouvoir dans la société de demain. A l’heure actuelle, nous ne sommes qu’au début de la compréhension et de l’appréhension de l’énorme potentiel que constitue le Big Data. Nous savons aussi que c’est sur cette note que tout va changer dans le monde que nous connaissons ; seulement nous ne savons pas comment. L’acceptabilité sociale et sociétale de l’IA, est la vraie question, le reste n’est qu’accessoire dépassé par la jeunesse. Les jeunes bousculent, et parfois détruisent les institutions et valeurs de l'ancien monde. La disruption, ce mélange de rupture, de bouleversement, de révolution à la fois rapide et brutale, est surtout inéluctable. Le monde à venir semble être fait de grandes tendances qui entremêlent, omniprésence des données et des technologies, progrès de machines intelligentes, grandes plates-formes de gouvernance, disparition du salariat, ... etc.
Monji Ben Raies
Universitaire,
Juriste, Enseignant
et chercheur en droit public et sciences politiques,
Université de Tunis El Manar, Faculté de Droit et des Sciences politiques de Tunis.
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