Le documentaire: Au plus près des migrateurs

Le documentaire Le tour du monde à vol d'oiseau nous fait redécouvrir le monde, plus beau vu d'en haut.
C'est indéniable, certains programmes marquent plus que d'autres. À tel point qu'une fois la diffusion terminée, il est difficile de s'en extraire tant le contenu était prenant. Le tour du monde à vol d'oiseau fait indiscutablement partie de cette catégorie. Signé du réalisateur et producteur britannique John Downer, grand spécialiste du documentaire animalier, ce film, dévoilé outre-Manche en 2013, propose une plongée fascinante au coeur des grandes migrations d'oiseaux
L'auteur, qui a suivi les principaux intéressés durant les quatre saisons, ne s'est pas contenté de prises de vues terrestres ou vaguement aériennes, il a fait bien mieux : utiliser les dernières technologies à sa disposition (drones, caméras embarquées) pour être au plus près des volatiles, parfois à plus de 9000 mètres d'altitude. Le résultat final se révèle bluffant. Car, en plus d'avoir l'impression d'être dans la peau d'un oiseau, les panoramas capturés sont d'une rare beauté : en un battement d'aile, on délaisse le désert de Monument Valley dans l'Arizona, dont la chaleur accablante épuise les oies des neiges, pour atterrir au sein de la forêt tropicale amazonienne où les aras macao tentent de survivre à l'absence de fruits durant la saison sèche. 

Mais la splendeur des paysages n'est pas l'unique force de ce documentaire qui vise aussi à éclairer les téléspectateurs sur les modes de vie et les habitudes des volatiles. Le réalisateur explique notamment que lors de chaque migration, les oiseaux utilisent des repères visuels pour ne pas dévier de leur trajectoire. En plus des déplacements du soleil, les édifices peuvent les y aider. En plein survol de la Vallée de la Loire, les grues cendrées se basent ainsi sur le Château de Chenonceau  pour s'assurer de la bonne direction de leur périple jusqu'en Suède. 

Structuré en plusieurs groupes de volatiles (pygargues à tête blanche, pélicans bruns, hirondelles rustiques, pétrels géants, vautours...), ce film brille par sa richesse des territoires explorés et sa diversité des espèces sélectionnées. Malgré quelques répétitions dans la façon de débuter les séquences, ce voyage de 90 minutes offre des instants stupéfiants, presque hors du temps. On aurait aimé que le film se poursuive encore et encore. 
Par Hermance Murgue/lexpress.fr

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