Les Occidentaux entretiennent le flou quant à une intervention en Syrie

Alors que Donald Trump avait promis une décision avant jeudi, les Occidentaux entretiennent le flou sur d'éventuelles frappes en Syrie. La Russie, alliée de Damas, a sollicité une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU vendredi.
Donald Trump multiplie les consultations pour organiser la riposte sur le dossier syrien et prendre une décision sur de possibles frappes aériennes après l'attaque chimique présumée dans l'enclave rebelle de Douma. La Maison Blanche a fait savoir jeudi soir que le président américain n'avait pas encore pris de décision.
Questionné au Congrès sur la position des Etats-Unis, le ministre américain de la Défense Jim Mattis s'est borné à condamner une nouvelle fois cette attaque chimique présumée. "Certaines choses sont tout simplement inexcusables, inadmissibles, et à l'encontre non seulement de la convention internationale sur les armes chimiques mais de l'humanité toute entière", a-t-il dit.
Des enquêteurs arrivent sur place
Allié des Etats-Unis, le Royaume-Uni a jugé qu'il était "nécessaire de prendre des mesures". Le gouvernement de Theresa May juge "très probable" la responsabilité de Damas dans cette attaque qui a tué "jusqu'à 75 personnes".  Le président français Emmanuel Macron a lui dit "avoir la preuve que Damas a utilisé l'arme chimique". Donald Trump, Theresa May et Emmanuel Macron doivent se parler dans la soirée.
Pour sa part, la Russie a demandé que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunisse à nouveau vendredi pour discuter de la menace d'une action militaire menée par les Etats-Unis en Syrie, où ses troupes sont bien en place. "La priorité est d'éviter le danger d'une guerre", a affirmé l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, à l'issue d'une réunion à huis clos des quinze membres du Conseil de sécurité.
Enfin, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé jeudi que ses experts étaient en route pour la Syrie. Ils commenceront leur travail d'enquête samedi. Invitée par le régime de Bachar al-Assad et avec le soutien de la Russie, l'OIAC devra tenter de déterminer si une attaque chimique a bien été perpétrée la semaine dernière dans la Ghouta orientale.
Blog Freedom1/agences

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