Roman "Bakhita" de Véronique Olmi, le destin extraordinaire d'une esclave devenue sainte

Dans son roman "Bakhita", l'écrivaine Véronique Olmi raconte le destin extraordinaire d'une esclave devenue religieuse et, à travers elle, pas moins de 100 ans d'histoire mondiale.
De quoi parle Bakhita, ce roman qui figurait parmi les finalistes du prix Goncourt 2017 ? De la vie hors norme d'une esclave soudanaise devenue sainte que ses ravisseurs musulmans ont baptisée "Bakhita" ("la chanceuse" en arabe). 
De quoi ça parle ?
Bakhita a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres. 
Elle ne sait pas comment elle s’appelle. Elle ne sait pas en quelle langue sont ses rêves. Elle se souvient de mots en arabe, en turc, en italien, et elle parle quelques dialectes. Plusieurs viennent du Soudan et un autre, de Vénétie. Les gens disent : « un mélange ». Elle parle un mélange et on la comprend mal.Véronique Olmi, incipit de "Bakhita"
Par Romain LE VERN/lci.fr/livre

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