Istanbul, capitale de la langueur

Dans son nouvel ouvrage, Orhan Pamuk dresse le portrait enchanté d'Istanbul, une métropole mondialisée semblant hésiter entre Orient et Occident. Le Billet d'Alexis Lacroix.

La beauté d'un paysage réside dans sa tristesse", a dit l'écrivain turc Ahmet Rasim. Cette phrase ne figure pas par hasard en exergue de l'album d'Orhan Pamuk IstanbulSouvenirs d'une ville, réédité dix ans après sa première parution, alors que sort son nouveau roman, Cette chose étrange en moi
Un insondable spleen, une lassitude abyssale, ce sentiment qu'en turc on nomme hüzün, submergent ce beau livre, et vous poignent dès la première page: "A l'époque où je souffrais du hüzün, où je marchais longuement, sans but, dans les petites rues de la ville [...], je n'avais pas d'appareil photo, rappelle le Prix Nobel
Je le regrette beaucoup, aujourd'hui. Mais au cours de ces longues promenades, je trouvais la ville aussi triste que moi, et il ne m'est jamais venu à l'esprit de photographier ces rues. [...]"
Par Alexis Lacroix/lexpress.fr
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