Enquête sur l'ingérence russe: un proche de Trump se récuse

Un proche du président américain Donald Trump au Congrès, Devin Nunes, a annoncé ce jeudi qu'il se récusait dans une enquête parlementaire sur l'ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine.

"Je crois que c'est dans le meilleur intérêt de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants et du Congrès que (le républicain) Mike Conaway prenne en charge temporairement l'enquête de la commission sur la Russie". Par cette déclaration, Devin Nunes, proche de Donald Trump, suggère qu'il ne s'occupe plus de l'enquête sur la supposée ingérence russe dans le cadre de la présidentielle américaine.  
Cette enquête parlementaire avait été lancée après que les service de renseignement américain et le contre-espionnage ont accusé la Russie d'ingérence dans l'élection présidentielle pour favoriser Donald Trump. Devin Nunes, qui a activement participé à la campagne du candidat républicain, a été accusé par les démocrates de chercher à détourner l'attention de l'enquête sur de possibles liens entre l'entourage de Trump et des responsables russes. 

Devin Nunes avait déclenché une tempête politique

Il est notamment soupçonné d'avoir voulu apporter du crédit aux accusations d'espionnage portées par Donald Trump contre Barack Oabama. Fin mars, Devin Nunes avait déclenché une tempête politique, en affirmant détenir la preuve que les agences de renseignement américaines avaient intercepté des communications des membres de l'équipe Trump, voire de Donald Trump lui-même, avant sa prise de fonction. 
Son homologue démocrate au sein de cette même commission du Renseignement, Adam Schiff, avait alors sommé l'administration Trump de partager ses "preuves". 
La commission du Renseignement du Sénat a également lancé une enquête sur cette interférence russe et, fait rare, le directeur du FBI James Comey avait confirmé, le 20 mars qu'il enquêtait lui aussi sur une éventuelle "coordination" entre des proches de Donald Trump et la Russie avant l'élection. 
Par LEXPRESS.fr avec AFP 
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