Le cinéma transpire-t-il par tous les sports?

Les auteurs du livre Sport et cinéma ont vu 500 films pour cette exégèse où se mêlent analyses, référencements détaillés et interviews d'artistes et de sportifs.

Oui. Jusqu'au curling, au tir à la corde et au sumo. Et on ne compte plus le nombre de films autour du football ou de la boxe. Pas besoin, d'ailleurs. Gérard et Julien Camy, père et fils historiens du cinéma, s'en sont chargés pour un ouvrage sobrement intitulé Sport et cinéma. L'épaisseur et la taille de ce beau livre annoncent la richesse du contenu. 

Exhaustivité facétieuse

Sur 460 pages joliment illustrées, une soixantaine de disciplines sont consciencieusement réparties, issues des 2500 films répertoriés et des 500 vus par les auteurs. "Un vrai travail d'archéologue réalisé au travers de revues, de livres, de bouche-à-oreille, d'échanges glanés sur un forum Internet ou au cours d'une discussion, de films visionnés... pendant presque dix ans", écrivent Gérard et Julien Camy dans l'introduction de cette exégèse où se mêlent analyses, référencements détaillés et interviews d'artistes (Jean-Paul Belmondo, Lucas Belvaux, Hugh Hudson...) et, bien entendu, de sportifs (Bernard Hinault, Nathalie Péchalat ou... Christian Estrosi, quatre fois champion de France de motocyclisme).  
Comme exemple de leur exhaustivité facétieuse, les auteurs signalent, entre un Gentleman Jim et un Rasta Rockett, l'existence d'un chien basketteur dans Air Bud, du nanar d'anthologie Surf Nazis Must Die, ou d'un "match de lacrosse chorégraphié à la mode shaolin" à la fin de Shaolin Girl. Shaolin quoi? Quèsaco lacrosse? Lisez, vous comprendrez. Et sans vous faire suer. 
SPORT ET CINÉMA, par Gérard et Julien Camy. Ed. du Bailli de Suffren, 458p., 59€. 
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