Résolution de l'Unesco sur Jérusalem-Est adoptée malgré l'ire d'Israël

L'Unesco a adopté mardi une résolution sur Jérusalem-Est portée par des pays arabes au nom de la protection du patrimoine culturel palestinien, mais qui, pour l'Etat hébreu, nie le lien millénaire entre les juifs et la ville.
Présenté par l'Algérie, l'Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, le texte sur Jérusalem-Est a été validé par les 58 Etats membres du Conseil exécutif de l'Unesco réunis en assemblée plénière au siège de l'organisation à Paris.
Son adoption jeudi dernier en commission avait suscité une levée de boucliers en Israël: le gouvernement israélien avait immédiatement annoncé la suspension de sa coopération avec l'Unesco.
"La résolution rappelle qu'Israël est une puissance occupante à Jérusalem-Est et lui demande d'arrêter ses abus", s'est réjoui Mounir Anastas, ambassadeur adjoint à l'Unesco.
Une zone sensible
La partie palestinienne de la ville occupée depuis 1967 par Israël et depuis annexée - une annexion considérée comme illégale par l'ONU -, abrite la vieille ville et ses remparts, un site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
C'est là que se trouve l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam mais aussi site le plus sacré pour les juifs qui le révèrent sous le nom de Mont du Temple, là où se dressait le second temple juif détruit par les Romains en 70.
Esplanade des Mosquées ou mont du Temple?
Même si le texte "affirme l'importance de la Vieille Ville de Jérusalem pour les trois religions monothéistes", le texte ne fait jamais référence à l'esplanade sous l'appellation de mont du Temple et désigne d'abord le lieu par son nom arabe (al-Buraq) le parvis du mur des Lamentations, en mettant "mur des Lamentations" entre guillemets.
"Dire qu'Israël n'a pas de lien avec le mont du Temple et le Kotel (mur des Lamentations) c'est comme dire que les Chinois n'ont pas de lien avec la muraille de Chine", avait dénoncé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu la semaine dernière.
Réserves et condamnations
La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, avait exprimé ses réserves . "Le patrimoine de Jérusalem est indivisible, et chacune de ses communautés a droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de son lien avec la ville. Nier, occulter ou vouloir effacer l'une ou l'autre des traditions juive, chrétienne ou musulmane revient à mettre en péril l'intégrité du site", avait-elle assuré vendredi.
"Les Etats-Unis se sont opposés avec force à ces résolutions", a de son côté condamné le département d'Etat à Washington. "Nous avons dit clairement notre profonde inquiétude devant ces résolutions récurrentes et politisées qui ne font rien pour produire des résultats constructifs sur le terrain", a dénoncé un porte-parole.
Lorsque la Palestine avait été admise à l'Unesco, en octobre 2011, Israël et les Etats-Unis avaient cessé de verser leur contribution financière.
Freedom1/Agences
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