Tunisie | Que puis-je faire pour mon pays?

A l’heure actuelle et face à l’ampleur des tourbillons politiques vécus depuis presque cinq années, nous vivons avec cette crainte de ce que pourrait nous réserver le lendemain.
L’heure est donc grave et la question que nous nous posons certes aujourd’hui est : « Qui peut sauver notre pays ? ». Toutefois, la question que devrait se poser chacun d’entre nous en bon citoyen qu’il est ; et au-delà de son statut social ou professionnel ou même politique serait : « Que devons-nous faire pour notre pays ? »
Nous devons agir ensemble autour d’un projet de société solidaire pour un meilleur lendemain. Nous avons besoin d’une citoyenneté investie pour mettre fin à une certaine anarchie à un désordre social qui s’est installé et qui risque de nous conduire vers un chaos économique, social…
En ce temps de crise, le plan de sauvetage serait donc un gouvernement d’union nationale qui se doit d’agir autour d’un projet collectif au service de l’intérêt général.
Ce gouvernement devra donc faire preuve d’audace et de courage en éclairant le citoyen sur la véritable situation économique du pays. Ce gouvernement devra aussi stimuler la participation citoyenne en impliquant chacun d’entre nous dans ce projet de société solidaire et ce afin de dépasser cette crise de responsabilité citoyenne qui affecte notre pays.
Rappelons-nous que la responsabilité citoyenne de la plupart des citoyens s’était limitée à un moment donné à l’acte de vote mais aussitôt, l’exercice traditionnel de la politique par les politiciens tunisiens, a affaibli le degré de confiance qui s’était installé entre le peuple, les élus et la classe politique.
Ce manque de confiance a donc généré des effets pervers sur la cohésion sociale qui s’est vue menacée et les obligations des citoyens se sont traduites aujourd’hui par la contrepartie individuelle de leurs implications.
Ce gouvernement d’union nationale devra donc se démarquer en régulant ce déséquilibre entre ce qui doit être assumé par le citoyen et ce qui devrait l’être par la collectivité mais aussi il devrait renforcer le principe de l’insertion par le travail.
Face à ce déficit de confiance paralysant et aux défis auxquels notre pays doit faire face, et au-delà de l’utopie la mobilisation citoyenne serait la pierre angulaire pour résister et dépasser cette crise.
Ne cherchons donc plus à qui est la faute ? Mobilisons-nous plutôt au-delà des enjeux politiques et des intérêts individuels car ensemble nous ferons la différence.
Aussi , Loin de tout dogme politique, essayons de structurer ce nouveau gouvernement autour du concept de Abraham Lincoln : «  le gouvernement du peuple , par le peuple et pour le peuple ».
Meriam Ben Boubaker Arfa
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