Maroc- Sahara | Les points marquants du rapport de Ban Ki-moon sur le Sahara : Autonomie, Algérie, Minurso


Le très attendu rapport de Ban Ki-moon sur le Sahara est enfin public. Le secrétaire général recommande notamment le retour des membres de la composante civile expulsés en mars par le Maroc.

Le secrétaire général a présenté, hier soir, au Conseil de sécurité son rapport sur le Sahara occidental. Le document est un résumé exhaustif de tous les événements qui ont marqué le conflit depuis la résolution 2218 adoptée par les Quinze en avril 2015. Ban Ki-moon n’a rien oublié y compris sa crise avec le Maroc. Il s’est contenté de relater les faits sans les commenter.
Alger refuse deux propositions marocaines
En septembre 2015, la partie marocaine avait proposé à Christopher Ross, alors en visite au royaume, d’intégrer les Algériens dans le processus des négociations en rade depuis 2012, attribuant « le statut quo à l’absence de l’Algérie », rapporte le Sud-coréen. En octobre, ajoute-t-il, les responsables marocains avaient même suggéré au médiateur américain "un échange de vue sur l’autodétermination". Selon la position exprimée par Nasser Bourita, alors secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’autodétermination signifie également « un exercice constant des droits de l’Homme au quotidien et une poursuite particulière de programmes de développement économique, social et culturel » dans la province, lit-on dans le rapport.
Deux propositions rejetées ensuite par l’Algérie. Le président Abdelaziz Bouteflika a réitéré à Ross que son pays « apporte son soutien à toute solution acceptée par le Polisario ». Son chef de diplomatie a « rejeté » la « bilatéralisation » du différend territorial. Lamamra a également snobé la proposition marocaine d’autodétermination, affirmant que son pays « reste attaché à ce principe comme il est définit par les Nations Unies et rien de plus ».
Mise en garde contre le vide laissé par l’expulsion des agents de la Minurso
Ban Ki-moon a réservé une partie de son rapport à la Minurso, égrenant les différents interventions de la mission onusienne. Néanmoins, il a fait état de « menaces » qui guettent les casques bleus dans l’exercice de leur mission. Le secrétaire général de l’ONU se réfère aux groupes terroristes actifs au Sahel, d’où son appel du pied au Conseil de sécurité pour demander aux Marocains le retour des agents de la Minurso expulsés en mars. « Sans la présence de la composante civile, la Minurso ne pourrait accomplir sa mission ». Et de mettre en garde contre les conséquences de ce « vide » qui pourrait bénéficier aux groupes radicaux.
Par ailleurs, Ban reste convaincu qu’un règlement du conflit au Sahara serait à même d’atténuer les risques de basculement des jeunes des camps de Tindouf dans la criminalité ou le terrorisme.

Voici le Rapport de Ban Ki-mon
Par  Mohammed Jaabouk
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