Jean-Pierre Coffe, c'était pas de la «merde» pour les éditeurs

Le pourfendeur infatigable de la malbouffe a écrit plus de cinquante ouvrages culinaires ou gastronomiques durant sa carrière, soit plus d'un million d'exemplaires vendus en près d'un demi-siècle.

«Arrêtons de manger de la merde!» Ce cri du cœur, aussi véhément que sincère, était la devise de Jean-Pierre Coffe. Durant presque un demi-siècle, ce critique gastronomique haut en couleur a été le pourfendeur en chef de la malbouffe.
Pour faire partager ses idées, le chantre infatigable de l'art de Lucullus a pondu plus d'une cinquantaine d'ouvrages sur la cuisine. Les titres ressemblaient souvent à des coups de poing dans la figure. Il y a eu l'inoubliable Arrêtons de manger de la merde!, mais aussi Les recettes inratablesSOS cuisine, À vos paniers,Le plaisir à petit prix: bien manger en famille pour moins de 9 euros par jourComme à la maison...
Toute sa vie Jean-Pierre Coffe a pris son bâton de pèlerin pour vulgariser le savoir-faire culinaire de nos ancêtres. Le grand public s'est arraché ses livres. Son estampille était à ses yeux un gage de sérieux et d'honnêteté. Il a vendu plus d'un million d'exemplaires de tous ses ouvrages en un peu moins de cinquante ans.

Une blessure le poussa à devenir le plus ardent défenseur de l'art de Lucullus

Il battit un record de ventes en 2009 avec Le Plaisir à petit prix, bien manger en famille pour moins de neuf euros par jour paru chez Plon. Le chiffre, 340.000 exemplaires, depuis la première parution et jusqu'à aujourd'hui, est impressionnant. Ces 2 derniers livres parus en 2015 ont été aussi des succès de librairie: Une vie de Coffe, chez Stock (34.000 ventes) et L'almanach de JP Coffe chez Flammarion (24.000 ventes).
C'est un paradoxe mais cette figure de la cuisine qui n'hésitait à défendre ardemment ses conceptions sur tous les médias gardait jalousement le jardin secret de sa vie privée. Dans ses mémoires, Une vie de Coffe, sortie en 2015, il parla pour la première fois de son père, tué au début de la guerre. C'est cette blessure qui le poussa à se consoler en étudiant l'art du bien vivre et qui l'amena peut-être à devenir le plus ardent combattant de l'art de vivre à la française.
Il était sans doute LE représentant de la lutte anti-malbouffe à la télévision : le chroniqueur gastronomique est décédé à l'âge de 78 ans.
Ses grosses lunettes et son franc parler vont manquer aux adversaires de la malbouffe et aux amateurs de la cuisine du terroir.
Le chroniqueur gastronomique Jean-Pierre Coffe, qui avait collaboré avec de très nombreux médias et était encore dernièrement l'un des chroniqueurs de l'émission les Grosses Têtes animée par Laurent Ruquier sur RTL, est mort à l'âge de 78 ans. Il s'est éteint dans la nuit de lundi à mardi dans sa maison de Lanneray, en Eure-et-Loir dans des circonstances qui n'ont pas été divulguées.
                                                      Par lefigaro.fr
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