Jouer à des jeux vidéo violents augmente le stress

Selon une étude cosignée par des chercheurs grenoblois et qatari, loin de détendre leurs adeptes, les jeux vidéo violents élèvent leur niveau de stress. 
Les jeux vidéo violents rendent-ils les joueurs plus violents ? Ont-ils au contraire un effet cathartique ? Vaste débat ! Une étude menée conjointement par deux chercheurs, l'un de l'université de Grenoble, l'autre du Qatar, ne permet pas de conclure par l'affirmative à la première question. Mais elle indique que les GTA, et autres Hatred augmentent le stress de ceux qui les pratiquent. Les non-joueurs penseront que l'étude enfonce une porte ouverte, mais pas les joueurs dont beaucoup jurent au contraire que jouer les détend. 
L'étude a sélectionné quatre-vingt-sept étudiants qui ont été invités à jouer, aléatoirement, soit à un jeu vidéo violent, soit à un jeu d'action de difficulté équivalente, pendant 20 minutes. L'étude était censée porter sur les effets de la luminosité des jeux sur la perception visuelle. On leur demandait ensuite de lire un texte sur le génocide kurde en Irak, durant la dictature de Saddam Hussein. Pendant cette lecture, leur voix était enregistrée pour être ensuite analysée par un programme informatique mesurant les micro-tremblements de leurs cordes vocales, trahissant leur niveau de stress. Les participants ayant joué à un jeu vidéo violent étaient plus stressés que les autres, selon cette mesure vocale. 
"Certains jouent pour se détendre ou se déstresser. Il est intéressant de savoir que ces jeux ont un effet élévateur du niveau de stress", remarque Laurent Bègue, coauteur de l'étude et professeur de psychologie sociale à l'université Pierre-Mendès-France de Grenoble. "Si on est à la recherche d'un loisir qui détend, le jeu vidéo violent n'est pas l'option la plus évidente", ajoute-t-il. L'étude rappelle aussi que le stress peut avoir des effets néfastes pour la santé, notamment en accroissant le risque de maladie cardiovasculaire. Elle doit paraître dans Psychology of Popular Media Culture, une revue de l'Association américaine de psychologie. 
L'intégralité de l'étude (en anglais) est consultable ici
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