La nouvelle chaîne Alarab cesse brusquement d’émettre au Bahreïn

La chaîne de télévision Alarab du richissime prince saoudien Al-Walid ben Talal a brusquement cessé d'émettre lundi, moins de 24 heures après son lancement depuis Bahreïn.
Des raisons techniques et administratives
Alarab a déclaré sur son compte Twitter que l'interruption des programmes d'information en continu était liée à «des raisons techniques et administratives», ajoutant: «nous serons de retour bientôt».
Le directeur des médias à l'autorité des affaires de l'Information, Youssef Mohammed, cité par l'agence bahreïnie BNA, a affirmé: «Nous coopérons avec la direction de la chaîne pour la reprise de sa transmission et pour achever les procédures nécessaires le plus vite possible». Il n'a pas fourni d'autres précisions.
La chaîne n'a «pas respecté les traditions des pays du Golfe»
Un quotidien bahreïni, reflétant les vues du gouvernement, a affirmé que la chaîne n'avait «pas respecté les traditions des pays du Golfe, y compris l'impartialité de l'information et le rejet de tout ce qui est de nature à affecter l'esprit d'unité» régionale.
Le premier invité du journal de 16h (13h GMT), qui avait lancé dimanche la chaîne de télévision par satellite, avait été l'opposant bahreïni Khalil al-Marzouq. Depuis les studios à Manama, il avait critiqué la décision du royaume de Bahreïn de déchoir de leur nationalité 72 personnes.
Le royaume de Bahreïn, où la dynastie sunnite est secouée par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite, est régulièrement accusé par des ONG internationales de violation des droits de l'Homme.
Lundi matin, Alarab continuait de diffuser des spots publicitaires pour ses programmes, mais aucun bulletin d'information n'était annoncé.
La chaîne du neveu de feu le roi Abdallah
Le lancement d'Alarab avait été reporté maintes fois depuis l'annonce du projet en 2010 par le prince Al-Walid, homme d'affaires saoudien connu pour son franc-parler et actif notamment dans la finance, l'hôtellerie et les médias. Le prince Al-Walid est le neveu de feu le roi Abdallah.
Alarab vient s'ajouter à une multitude de chaînes de télévision arabes ou arabophones. La première à s'être lancée en 1996 sur ce créneau, Al Jazeera du Qatar, a été concurrencée en 2003 par la chaîne à capitaux saoudiens Al Arabiya.
Ces deux chaînes ont été accusées de refléter les vues de leurs propriétaires, notamment dans leur couverture des remous suivant les révoltes arabes contre des régimes autoritaires.
Freedom1/AFP
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