Gaza : une trêve "sans valeur", dénonce le Hamas

L'annonce a été accueillie comme "sans valeur" par le mouvement islamiste palestinien Hamas, puisqu'elle ne concerne pas les zones de combats où l'armée est présente au sol.
Nouveau bilan : près de 80 Palestiniens ont été tués, dont de très nombreux civils. Selon l'ONU, ceux-ci représentent les trois quarts des plus de 1 300 morts comptabilisés par les secours depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne Bordure protectrice destinée à mettre fin aux tirs de roquette palestiniens.
Au moins 76 Palestiniens ont été tués, mercredi 30 juillet, dans la bande de Gaza où l'armée israélienne a intensifié son offensive. Le bilan des secours locaux est désormais de plus de 1 306 Palestiniens tués et 7 200 blessés.
Parmi les 76 personnes tuées mercredi, seize ont péri dans le camp de réfugiés de Jabaliya, quand deux obus de char ont frappé de plein fouet deux salles de classe d'une école de l'ONU où s'étaient réfugiés des habitants. À Touffah, une banlieue du nord-est de la ville de Gaza, ce sont six Palestiniens, dont trois enfants, qui ont péri dans la matinée dans un raid de chars israéliens.
Dans le sud de l'enclave, à Khan Younès, sept membres d'une même famille ont quant à eux péri sous les obus israéliens, selon Achraf al-Qodra, porte-parole des services de secours à Gaza. Trois autres Palestiniens avaient auparavant été tués dans cette localité, tandis que, dans le même secteur, huit personnes d'une même famille avaient été tués dans la nuit dans un raid aérien.
Une trêve de quatre heures mercredi
Selon l'ONU, les civils comptent pour trois-quarts du nombre de morts palestiniens depuis le début du conflit, le 8 juillet. De son côté, Israël a perdu 53 soldats, le bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Trois civils, deux Israéliens et un Thaïlandais, ont été tués par des roquettes tirées depuis la bande de Gaza.
Selon des chiffres publiés mardi à 12H00 GMT par le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), le bilan se portait à 1 118 morts, parmi lesquels au moins 827 civils dont 243 enfants. Sur un total de 6 233 blessés, 1 949 sont des enfants. Par ailleurs, quelque 240 000 Palestiniens ont été déplacés à l'intérieur de l'enclave palestinienne par les violences, selon l'Ocha. Plus de 200 000 se sont réfugiés dans 85 abris gérés par l'agence de l'ONU, les autres se trouvant chez de la famille ou des amis, a-t-il précisé.
Sous la pression après le bombardement de l'école de l'ONU ayant fait 16 morts, l'armée israélienne a annoncé mercredi une trêve humanitaire de quatre heures (de 12h00 à 16h00, TU). Une "trêve temporaire" qui "ne s'appliquera pas aux zones où les soldats sont actuellement engagés dans des opérations", précise cependant un communiqué militaire.
Alors que l’ancienne Première ministre, Golda Meir, niait l’existence de tout peuple palestinien, l’actuel gouvernement israélien fait perdurer ce déni : sa politique qui conjugue occupation et colonisation exclut de facto la création d’un Etat palestinien viable, souverain et indépendant. L’impasse est donc d’ordre politique, purement politique.
Par Freedom1
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