Festival de Cannes : Glamour et politique

1800 films visionnés, 49 sélectionnés produits dans 28 pays, 18 films en compétition et le reste hors compétition.
Côté glamour, des stars sont attendues sur le tapis rouge, parmi lesquelles Nicole Kidman, Juliette Binoche, Monica Bellucci, Marion Cottillard. Côté politique, nombre de films sont programmés : le premier film annoncé par le délégué général, Thierry Frémaux, est le film syrien Eau argentée, d’Oussama Mohamed sur la situation de son pays. Le cinéaste biélorusse, Sergei Loznitsa, lui, a filmé les jours de la révolution en Ukraine. Maidan est un documentaire d’une durée de deux heures. Le Pont de Sarajevo, film collectif sur la guerre en Bosnie, a été réalisé par 13 cinéastes, dont Jean-Luc Godard. Stephanie Valloarto a réalisé un documentaire, Les Fantassins de la démocratie, sur les dessinateurs caricaturistes, parmi lesquels des Algériens.
Timbuktu, long métrage fiction de Abderrahmane Sissoko, en compétition, tente de rappeler la situation de la cité malienne occupée par les djihadistes. Mais Sissoko a tourné essentiellement dans un village de Mauritanie, à la frontière malienne, pour des raisons de sécurité. La Recherche (The Search) de Michel Hazanavisius, en compétition, évoque la guerre en Tchéchénie. Ken Loach, lauréat de la Palme d’or pour Le Vent se lève, en 2006, revient à Cannes avec Jimmy’s Hall, en compétition, un film qui évoque le destin du leader communiste irlandais Jimmy Gralton qui a émigré aux Etats-Unis en 1909.
Revenu dans son pays en 1921, il crée un dancing où il y organise les réunions politiques de son parti. Le gouvernement irlandais le juge indésirable et le déporte en Amérique en 1933. Cas unique dans toute l’histoire de l’Irlande. De Belgique, le retour des frères Dardenne dans l’espoir de décrocher une troisième Palme d’or, après celles de 1999 pour Rosetta et de 2005 pour L’Enfant. Leur nouveau film s’intitule Deux jours, une nuit, qui traite le monde actuel du travail. Adieu au langage, de Jean-Luc Godard, fiction de 110 minutes, en compétition, marque le retour du grand réalisateur sur la Croisette.
Selon le délégué général, il s’agit d’une œuvre très poétique malgré son titre énigmatique. Godard a fait son film en 3D. Deux films américains seulement au programme officiel cette année : The Houseman, de Tommy Lee Jones, et Foxcatcher de Bennett Miller. Preuve qu’Hollywood peut se montrer modeste pour une fois. Le cinéma indien est aussi rare, sauf dans la section un certain  regard où il y sera présenté le premier film d’un jeune cinéaste penjabi : Titly de Kanu Behl. Kanu Behl rêve de décrocher la Caméra d’or qui sera remise par l’actrice et réalisatrice, née à Oran, Nicole Garcia, présidente du jury.
Azzedine Mabrouki
Reactions:

0 comments :

Publier un commentaire

التعليق على هذا المقال